Le boisé Steinberg

Le boisé Steinberg — Un gain en plusieurs étapes !

La lutte

Les citoyen·es ne lâchent rien !

Le boisé Steinberg devient l’un des lieux emblématiques de la résistance à la réindustrialisation de l’Est de Montréal. Constitué de trois lots fonciers, ce territoire aura fait l’objet de huit années de mobilisation et de revendications avant de parvenir à une sauvegarde complète. Dès 2016, des citoyen·es s’unissent pour défendre leurs milieux de vie face à des projets industrialo-portuaires intrusifs qui menacent la qualité de vie et aggravent la pollution dans les quartiers résidentiels
En 2022, cédant à la pression populaire, la Ville de Montréal et Hydro-Québec annoncent la relocalisation du projet de poste de transformation électrique prévu dans la partie nord-ouest du boisé. La lutte continue…

Pas de route, c’est toute !
En 2024, les citoyen·nes obtiennent de nouveau gain de cause : la Ville annonce l’abandon du prolongement du boulevard Assomption dans la partie nord-est du boisé Steinberg, ainsi que son intention d’acquérir le lot appartenant au gouvernement du Québec, situé dans la zone sud.
La détermination et les actions de la communauté mobilisée ont totalement refaçonné l’avenir de ce territoire de 8,3 hectares qui était menacé. Victoire !

Le lieu

Réinventons le ruisseau de la Grande-Prairie !

Bien avant de devenir le boisé Steinberg, ce territoire était traversé par le ruisseau de la Grande-Prairie, un ancien cours d’eau montréalais aujourd’hui enfoui et canalisé. Il parcourait les secteurs d’Anjou, de Saint-Léonard et de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve. Parmi les plus grands bassins versants de l’Est de Montréal, il ressurgit aujourd’hui à plusieurs endroits.
Le nom boisé Steinberg, donné par le résident du quartier François Plourde (Renard Frak), témoigne quant à lui de l’histoire plus récente du lieu. Il rappelle l’ancien entrepôt de l’épicier Steinberg, construit dans les années 1940 et démoli en 1993 à la suite d’un incendie.
Nous nourrissons la vision d’un Terrain vague réunissant le boisé Vimont, l’ensemble de la friche ferroviaire et le boisé Steinberg. Nous imaginons le ruisseau de la Grande-Prairie comme le trait d’union vivant entre ces ilots de fraicheur indispensables dans un quartier où l’indice de canopée demeure famélique.

Plusieurs espaces composent ce territoire en lutte. Ils ont chacun leur histoire: Le boisé Steinberg, La friche ferroviaire, le boisé Vimont, l’antenne du CN et le boisé Grace Dart.